Les échasses

Description

Elle était composée de deux pièces de bois :

- la jambe = l'escasse (qui a donné : échasse)

- l'étrier.

 

La pièce de bois droite était taillée dans un bois léger, pour ne pas alourdir la marche.
Le pin maritime était souvent employé, puisque le berger la fabriquait lui-même.
(Il n'y avait pas d'artisant fabriquant d'échasses).
Il en existait pourtant en hêtre, en charme, et pour la course en peuplier, bois léger par excellence.
L'échasse pèse en moyenne 1,5 kg x 2

 

L'intérieur de l'échasse est plat, au moins à la partie supérieure, pour qu'elle tienne mieux à la jambe, alors que la partie extérieure est bombée.

L'étrier ("lampaleyre" ou "paouse pé") où se pose le pied est tenu par des clous ou des boulons.

La partie inférieure de l'échasse est plus ou moins grande (de 0,75 à 0,90 m) selon le désir, tandis que la partie supérieure est toujours sensiblement la même puisque le haut de l'échasse ne dépasse jamais le genoux.

Le bout de l'échasse (le pédic) qui touche le sol, est en corne de bovidé ou en bois dur (chêne), formant une bague plus ou moins élargie à la base.

Les attaches

La courroie de l'étrier, l'"anère", est fixe, maintenue par des clous. Une partie de la courroie passe à travers l'échasse pour s'accrocher à l'extérieur.
Pour les échasses les plus anciennes, l'anère de pied était faite d'une baguette de châtaignier qui avait l'avantage, une fois bandée, de ne pas s'aplatir comme le cuir et de pouvoir être chaussée rapidement.

La courroie du haut, souvent libre, est faite en deux parties :

- la courroie grasse, épaisse, solide, que l'on boucle sous le genou;

- une plaque de même cuir, destinée à protéger l'extérieur de la jambe contre le frottement, car cette partie est la "travaillante".

 

 
                                
 

Pour aider à marcher, pour se relever ou pour s'asseoir, le berger possède une perche, légère mais rigide, munie elle aussi d'un bout de corne à sa partie inférieure.


Quand il garde ses moutons, en tricotant ou filant, il pose l'extrémité supérieure de son bâton sous ses fesses pour obtenir une position en triangle.